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Des femmes Rohingyas victimes de viols collectifs de la part de l’armée birmanea : Trop, c’est trop !

Par Samia. A /APS :

Les forces armées birmanes usent de l’arme de guerre la plus abjecte et de façon « systématique » à savoir les viols collectifs de femmes Rohingyas, a dénoncé dimanche une représentante spéciale de l’ONU qui a recueilli des témoignages dans le sud-est du Bangladesh où sont réfugiés des centaines de milliers de membres de cette minorité musulmane. « J’ai entendu d’horribles récits de viols et de viols collectifs, de nombreuses femmes et filles étant mortes à la suite du viol », a dit à la presse Pramila Patten, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU, chargée d’enquêter sur la violence sexuelle dont sont victimes les femmes Rohingyas. « Ces viols collectifs relèvent d’un schéma d’atrocités à grande échelle » visant « systématiquement les femmes et fillettes Rohingyas en raison de leur ethnie et de leur religion ». Cette violence sexuelle a été « ordonnée, orchestrée et commise par les forces armées de Birmanie » dans l’Etat Rakhine, a ajouté Mme Patten affirmant que c’est « un outil de terreur calculé visant à l’extermination et la suppression des Rohingyas en tant que groupe ». Les témoignages des survivantes font systématiquement état de « viols collectifs commis par plusieurs soldats, d’humiliations », des femmes « étant obligées de se dénuder en public », et d' »esclavage sexuel en captivité », a ajouté Mme Patten. Pramila Patten, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU chargée d’enquêter sur la violence sexuelle dont sont victimes les femmes Rohingyas, a visité le district de Cox Bazar où ont trouvé refuge quelque 610.000 Rohingyas au cours des dix dernières semaines. Beaucoup de ces atrocités, « orchestrées » par les forces armées birmanes, « pourraient être des crimes contre l’humanité », a-t-elle insisté devant la presse à Dacca. »D’autres présentent encore des cicatrices, des contusions et des marques de morsures qui témoignent de leur épreuve », a poursuivi la représentante de l’ONU. « Parmi les auteurs d’actes de violence sexuelle figurent aussi les policiers gardes-frontières birmans et des membres de milices composées de bouddhistes et d’autres groupes ethniques dans l’Etat Rakhine », a-t-elle encore ajouté. Quelque 900.000 musulmans Rohingyas de Birmanie, soit la majorité des quelque un million des Rohingyas qui vivaient dans l’Etat Rakhine, ont fui la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh. Les actes de violence sexuelle, commis dans le cadre d’une « persécution collective des Rohingyas », ont été un « facteur clé des déplacements forcés à grande échelle », et ont représenté « un outil de terreur calculé visant à l’extermination et la suppression des Rohingyas en tant que groupe », a conclu Mme Patten.
S.A

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http://www.tribunelecteurs.com/?p=47278

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